Le mot de l’ostéo


“Bonjour à toutes et tous,

J’espère que vous allez bien !

Consulter un ostéopathe est une démarche qui tend à se démocratiser, vous pourriez en effet consulter pour de multiples douleurs de doscéphaléeslombalgiestroubles digestifs… : la liste est longue et peu exhaustive.

Les ostéopathes tentent d’introduire la notion de fonctionnement global du corps dans la vision de la santé actuelle.

En parallèle de la nécessaire kinésithérapie et de l’indispensable médecine, nous tentons d’apporter à vos douleurs, une réponse différente basée sur des manipulations viscéralesarticulaires et myofasciales.

C’est une profession reconnu en 2002, qui a réussi à conquérir le coeur de la population et des mutuelles mais qui reste dans un flou administratif et légal conséquent : 

  1. Les ostéopathes ne sont pas dans le code de la santé publique.
  2. Les ostéopathes figurent au Repertoire partagé des professionnels de santé (RPPSdepuis le 20 avril 2017.
  3. Les ostéopathes doivent être inscrits à l’ARS (Agence régionale de santé) pour pouvoir pratiquer (délivrant un numéro ADELI) .

Les ostéopathes ne sont pas professionnels de santés mais figurent sur les registres des professionnels de santé et doivent avoir l’agrément des systèmes de contrôle des professionnels de santés.

Les ostéopathes, sans être des professionnels de santés sont donc des professionnels assimilés aux professionnels de santés

Je vous ai perdu ?

Depuis 2002 le nombre d’ostéopathes a augmenté de manière exponentielle sur le territoire Français laissant la population dans un flou conséquent : 

  • Qu’est-ce qu’un ostéopathe bien formé ?
  • Qui consulter ?
  • Doit-on passer par un médecin avant ?
  • Comment va se dérouler ma séance d’ostéopathie ?

Je vais essayer sur ce site de vous présenter ma vision de ce beau métier et d’apporter mes réponses à certains de vos questionnements.

Vous trouverez ici les informations concernant ma pratique et ma prise en charge ainsi que les contenus complémentaires que je vous propose afin de compléter votre consultation d’ostéopathie et de nutrithérapie.

A l’heure de la boulimie 3.0, je vous remercie d’avoir lu ceci jusqu’au bout et je vous souhaites une excellente expérience.

Bien cordialement,

Jean-Mathieu Hardy”

Examen clinique : tête et cou

Vous venez consulter votre ostéopathe pour des douleurs cervicales, dorsales, des migraines ou des algues faciales par exemple ?

Voici les éléments que votre ostéopathe va utiliser pour affiner son diagnostique et vous prendre en charge en toute sécurité. Ces phase diagnostiques sont volontairement compartimentés et ordonnées afin de respecter une rigueur médicale.

Cet examen physique de la tête et du cou va s’organiser dans plusieurs positions anatomiques et sera constitués d’observations, de palpations, de tests orthopédiques, neurologique, vasculaires, musculaires et articulaires.

Une fois votre sécurité assurée viendrons évidemment les palpations et tests osteopathiques plus fins aboutissant a votre traitement osteopathique.

En position debout

Une observation générale permettra de déterminer la position de la tête et du cou dans l’ensemble corporel (présence d’une position antalgique, changement d’aspect, hématomes). Nous allons analyser visuellement les repères osseux principaux (épines des vertèbres cervicales, dorsales, clavicule, base du crâne, mastoïdes, scapula), les reliefs musculaires périphériques ( trapèze, SCOM, scalènes, splénius, rhomboïdes, élévateur de la scapula), les reliefs vasculaires majeurs ( artères carotides, veines jugulaires) ainsi que les cartilages antérieurs de la loge viscérale du cou (cartilage cricoïde, thyroïde).

Quelques tests neurologiques peuvent également être effectué en position debout et nous intéresser concernant la tête et le cou. Seront analysées :

  • La démarche
  • Le sautillement
  • Une dérive des pronateurs
  • Les trouble de l’équilibre
  • Un test de Rhomberg

En position assise

L’observation et la palpation permettent de mettre en évidence des amyotrophies, des fasciculations, des rougeurs ou autres changements d’aspects.

Si des éléments cliniques l’appellent il pourra être intéressant d’effectuer une prise de tension, des pouls, une auscultation pulmonaire, ainsi que les tests neurologiques centraux principaux (tests des nerfs crâniens par exemple).

Les chaînes ganglionnaires latérales ainsi que la thyroïde seront investigués (texturé, fermeté, douleur, grosseur.

A ce stade un examen neurologique complet pourra être décidé par votre ostéopathe :

En premier lieu on teste la force musculaire ( chaque muscle est un reflet de l’intégrité des racines neurologiques cervicales) : La prédominance / spécificité de chaque racine est marqué en gras.

  • Deltoïde en abduction ( C5 – C6)
  • Biceps en flexion Gléno-humérale ( C5 – C6 )
  • Triceps en extension Gléno-humérale ( C6 – C7C8 )
  • Extenseurs du poignet ( C6C7 – C8 )
  • Fléchisseurs du poignet ( C6 – C7C8 )
  • Extenseur des doigts (C7 – C8 )
  • Fléchisseurs des doigts (C7 – C8 – T1 )
  • Extenseur du pouce (C7 – C8 )
  • Abducteur des doigts (C8 – T1 )
  • Adducteur des doigts ( C8 – T1 )
  • Opposition du pouce VS annulaire ( C8T1 )

On teste ensuite les reflexes ostéo-tendineux du membre supérieur :

  • Biceps ( C5 – C6 )
  • Stylo-radial ( C5 – C6 )
  • Triceps ( C6 – C7 – C8 )

Certaines altérations dans ces tests peuvent orienter le diagnostique d’exclusion :

  • Des réflexes pathologiques : Clonus, cutané plantaire
  • Altération de la sensibilité et / ou de la motricité
  • Altération du sens de la vibration et de la douleur

Un examen orthopédique va pouvoir avoir lieu :

Après une observation des amplitudes de mouvement actuelles en actif, passif et avec résistance voici les tests orthopédique que votre ostéopathe pourra mettre en place :

  • Tests de mise en tension dans différents paramètres du membre supérieur.
  • Compression axiale vertébrale
  • Traction axiale vertébrale (spécifier un atteinte ligamentaire)
  • Compression axiale en flexion (spécifier une atteinte discale)
  • Compression foraminale de Jackson / Test de spurling ( atteinte radiculaire / rétrécissement foraminal)
  • Bouton a sonnette
  • Kemp test
  • Test de Valsalva
  • Signe de bakody
  • Percussion / vibration au diapason

Nous pourrons completer cette approche assise par quelques test hyperspécifiques en position allongée ( Décubitus dorsal) : stress tests des nerfs du membre supérieur, …

Une approche diagnostique des nerfs craniens pourra être effectuée par votre ostéopathe si certains éléments de l’anamnèse le justifient : maux de tête, étourdissement, traumatisme récent.

Diagnostique : valeurs « normales » médicales

Dans la démarche diagnostique de tous les thérapeutes il est nécessaire de comparer les valeurs objectivées pendant l’examen à des valeurs dites normales :

Température : (en degré Celsius)

  • Jusqu’à 8 mois : 37,8
  • Jusqu’à 3 ans : 37,2
  • Adulte : 37

Une hyperthermie chez l’adulte est caractérisée au dessus de 41 degré Celsius.

De la même manière, on parle d’hypothermie chez l’adulte à partir de 35,5 degrés Celsius


Pulsation cardiaque : en battement par minute (BPM)

  • Naissance : 140 BPM (entre 90 et 190)
  • 6 à 12 mois : 115 BPM (entre 75 et 155)
  • 2 à 6 ans : 103 BPM (entre 68 et 132)
  • 7 ans et plus : 85 BPM (entre 55 et 115)

Respiration : en respiration par minute (RPM)

  • Nouveau-né : 30 à 60 RPM
  • Petite enfance : 20 à 40 RPM
  • Fin de l’enfance : 15 à 25 RPM
  • Adulte : 15 RPM

Pression artérielle : en millimètre de mercure ( unité de pression )

  • Pression systolique :
    • Naissance : 70 mmHg
    • Adulte : 135 mmHg
  • Pression diastolique :
    • Naissance : 55 mmHg
    • Adulte : 85 mmHg

Diagnostique : LORD FICA RAPT : votre santé en 12 questions !

Toute prise en charge de médecine ou de thérapie dite alternative demande au thérapeute d’aller chercher des informations afin de vous recevoir avec le plus de sécurité et de précision quant au diagnostique d’exclusion et au diagnostique ostéopathique effectués.

LORD FICA RAPT : acronyme tiré de l’anglais permettant à tous de ne rien oublier et de cerner votre état de santé et votre problématique au plus juste :

  • L : Localisation : Localisation de votre douleur
  • O : Onset : Début / Facteur déclencheur / Origine
  • R : Radiation : Irradiation de la douleur / Caractère focal ou diffus de la douleur
  • D : Duration : Durée / Depuis quand la douleur est présente ?
  • F : Frequency : fréquence de la douleur / caractère matinal / vespéral / nocturne
  • I : Intensity : Intensité de la douleur / quantifié sur une échelle de 0 à 10 généralement
  • C : Character : caractéristiques de la douleur : lancinante / pulsatile / permanente
  • A : Aggravating Factor : Facteur aggravant
  • R : Releasing Factor : Facteur attenuant
  • A : Associated Disorders : Maladie associée
  • P : Previous History : Épisode antérieur / Chronicité de la douleur
  • T : Trauma : histoire du traumatisme

De manière très classique, après avoir vérifié quelques informations administratives évidentes, votre thérapeute devra s’intéresser à vos antécédents ( chirurgicaux, médicaux, traumatiques et familiaux), à vos examens complémentaires (imagerie, prise de sang, ECBU, etc …) et vous poser des questions précises concernant tous les systèmes en rapport avec votre problématique afin d’éliminer des pathologies graves (pulmonaire, cardiaque, digestive, immunitaire, rhumatologique, neurologique, gynécologique ou même urinaire).

Ces questions sont indispensables, ne soyez pas étonné ou surpris de la « curiosité » de votre praticien : elle est nécessaire à votre santé !

Prenez soin de vous !